Κυριακή, 27 Μαΐου 2012


Vrai

Huit heures, place du Châtelet, dans ce café où les chaises ne sont pas encore rangées, où la vaisselle opaque s’étale dans tous les coins.
Je ne saurai jamais si je dors bien. Plus la pluie est fine, plus le monde est loin. Et il faudrait attendre, il faudrait descendre pour retrouver le soir sec, pour retrouver cent lumières au moins aux voitures fortes et justes, aux cloches des champs et, ni dans l’air, ni dans l’eau, tous les gracieux sillages des bonnes santés obscures. À la bonne heure, on n’abuse pas de la vue ici !

  -Paul ÉLUARD
Recueil : "Les Nécessités de la vie et les conséquences des rêves"